Résumé
je vois le souffle je vois l'émaille vertige la guérison si tu te savais observée tu n'aurais plus peur
Le corps traverse le deuil, âprement d'abord, puis s'épuisant, pour finir par consentir, les paumes tournées vers le ciel. À celle qui l'a vue grandir et qu'elle a vue vieillir, la poète tend alors ses confidences comme un bouquet. Ses poèmes deviennent une prosternation devant l'invisible à laquelle il faut parfois revenir, le soir, pour s'endormir. Un hommage à la vie, à la mort et à ce qui peut les réconcilier.